Skool est aujourd’hui l’une des plateformes les plus populaires pour créer une communauté en ligne.
J’ai passé des mois sur Skool, à la fois comme créateur lançant ma propre communauté SaaS SEO et comme membre payant de plusieurs autres. J’ai exploré chaque fonctionnalité, analysé la façon dont les meilleurs membres gèrent leurs groupes et testé les aspects souvent ignorés par les pages marketing.
Ci-dessous, je t’explique ce que Skool fait bien, où elle montre ses limites, et si c’est adapté à ce que tu veux construire.
Qu’est-ce que Skool ?
Skool est une plateforme pour créer des communautés en ligne payantes ou gratuites, avec hébergement de cours intégré et gamification. Elle permet de centraliser ton contenu, ta communauté et les mécaniques d’engagement qui font revenir tes membres.
Le pari de Skool est que les cours et les communautés vont de pair et qu’ajouter des points, des classements et des niveaux aide à transformer des abonnés passifs en membres actifs.
Skool a été fondée en 2019 par Sam Ovens, un coach célèbre dans le domaine des services qui a vendu son empire du consulting pour se consacrer entièrement à Skool. La plateforme a réellement décollé en 2023 après l’investissement d’Alex Hormozi, qui a commencé à l’utiliser publiquement pour sa propre communauté. Cela a attiré une vague de créateurs nouvelle génération, de coachs et de dirigeants d’agence, avec de nombreux avis sur l’efficacité réelle de la plateforme.
Alors, à quoi ressemble vraiment Skool ? Et est-ce adapté à ce que tu veux mettre en place ? On va regarder ça ensemble.
Avis sur Skool. Aperçu rapide
| Fonctionnalité | Note | Remarques |
|---|---|---|
| Expérience utilisateur | ⭐⭐⭐⭐ | Clair et simple à utiliser. Aucun onboarding nécessaire pour les nouveaux membres. Mais le branding est rigide et il n’y a pas de mise en forme pour les posts. |
| Expérience communauté | ⭐⭐⭐⭐⭐ | La découverte de communauté intégrée est un canal de distribution gratuit. Profils, classements, cartes des membres et chat individuel sont inclus. |
| Fonctionnalité des cours (Classroom) | ⭐⭐ | Cours illimités et règles de déblocage flexibles, mais pas de quiz, de certificats ou de logique de complétion |
| Événements et appels | ⭐⭐⭐⭐ | Appels natifs, enregistrements et webinaires. Manque de rappels automatiques, de replays ou de relances. |
| Engagement et gamification | ⭐⭐⭐⭐ | Classements, points et niveaux parmi les meilleurs, qui favorisent la rétention. Mais on ne peut pas les personnaliser. |
| Personnalisation et branding | ⭐ | Chaque communauté Skool ressemble à toutes les autres communautés Skool. |
| Intégrations et écosystème | ⭐⭐ | Zapier, webhooks, Google/Meta Ads et une API en bêta. Pas d’email natif, de CRM ou d’automatisation. |
| Analyses et rapports | ⭐⭐⭐⭐ | Tableau de bord de revenus solide (MRR, LTV, churn, cohortes de rétention). Attribution, segmentation et API d’exportation manquantes. |
| Monétisation et tarifs | ⭐⭐⭐⭐⭐ | Deux plans et frais peu élevés et transparents sur Pro. |
| Global | ⭐⭐⭐⭐ | Une des meilleures plateformes du marché pour les créateurs axés communauté avec une audience. Mauvais outil si tu as besoin de logique avancée de cours, de contrôle sur le branding ou d'automatisation marketing. |
Avantages et désavantages de Skool
Avantages
Une des plateformes communautaires les plus abordables pour créateurs, avec une commission de 2,9 % sur les abonnements payants
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L’annuaire de découverte intégré permet aux gens de trouver des communautés naturellement, offrant une source d’exposition et de nouveaux membres gratuite aux créateurs
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Gamification parmi les meilleures (points, niveaux, classements) pour générer de l’engagement au quotidien
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Expérience utilisateur claire et simple à comprendre dès le premier coup d'œil
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Inclut appels vidéo et webinaires intégrés avec une interface simple et accessible aux débutants
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Désavantages
Outils de classe virtuelle plutôt basiques, sans quiz intégré, ni certificats, ni modules de contenu progressif (drip)
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Presque aucun contrôle sur le branding
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Écosystème limité, sans email natif, sans CRM, intégration Zapier basique
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Pas d’automatisation marketing pour le nurturing ou la relance
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Structure rigide, avec un seul flux pour tous et aucune solution réelle pour séparer les espaces à grande échelle
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Fonctionnalités clés de Skool
Expérience utilisateur ⭐⭐⭐⭐
Skool propose une expérience volontairement simple, axée communauté et accessible. Mais cette simplicité se paie par des limites de personnalisation, d’organisation et de fonctionnalités avancées pour les cours
La devise de design de Skool est la simplicité. Un peu comme Substack a réduit la newsletter à un e-mail et un bouton d’abonnement, Skool ramène toute l’expérience utilisateur aux trois C :
- Communauté : Un fil de discussion central où les membres peuvent publier des actualités, poser des questions, partager leurs réussites et interagir entre eux.
- Classe : Un espace de cours simple où les créateurs peuvent organiser les leçons, vidéos et supports d’apprentissage.
- Calendrier : Une section événements intégrée pour programmer des appels en direct, des webinaires, des rencontres communautaires et d’autres activités.
La mise en page minimaliste permet aux nouveaux membres de comprendre rapidement le fonctionnement, et aux créateurs de ne pas perdre une après-midi à configurer des espaces avant le lancement.
Tu peux masquer les onglets Classroom et Calendrier si tu le souhaites, mais l’onglet Communauté doit toujours rester affiché.

Le fil communautaire Skool
Le fil Communauté de Skool est l’endroit où se concentre la majorité de l’activité. Tout apparaît dans un seul flux, filtré par catégories comme « Réussites », « Questions » ou « Annonces », plutôt que d’être séparé dans des sous-groupes isolés. Pour les petites et moyennes communautés, cela crée une vraie impression d’activité puisque chaque publication est visible par tous. L’inconvénient, c’est que dans les grandes communautés, cela peut vite sembler chaotique sans la possibilité de répartir les conversations dans des espaces séparés.
Les publications apparaissent de façon chronologique. Sur Skool, aucun algorithme ne décide de ce qui doit remonter. Si quelqu’un publie, tout le monde le voit. Rien que ça distingue Skool des groupes Facebook ou des subreddits, où les posts disparaissent souvent dans un trou noir, peu importe leur qualité. Ça peut aussi être un point faible pour les grandes communautés. Heureusement, tu peux trier les activités par engagement et période pour garder un œil sur les discussions les plus populaires. Les administrateurs peuvent aussi épingler des fils en haut du flux.

Trier les posts sur Skool.
Écrire des posts sur Skool est rapide et simple. Tu peux ajouter des sondages, fichiers, vidéos natives ou un lien YouTube. Cela dit, si tu aimes formater ton contenu, l’absence de mise en forme est un vrai frein. Oublie les gros titres soignés ou les tableaux. Ça oblige à garder les posts courts et à mettre le contenu long en pièce jointe, ce qui semble être leur but.

Rédiger un nouveau post sur Skool.
La recherche sur Skool est rapide et couvre tout : posts, commentaires, leçons de cours et membres. Avec le temps, ta communauté devient une archive consultable, c’est plus utile que ça en a l’air. Mais certains trouvent compliqué de retrouver de vieux posts ou du contenu spécifique. En plus, il n’est pas possible de retrouver facilement les discussions archivées.

Recherche sur Skool.
Un aspect sous-coté de Skool, c’est la façon dont il unifie l’expérience créateur et membre. Tu passes de la gestion à la participation dans d’autres communautés sans friction. Pas de comptes séparés ou d’allers-retours entre boîtes de réception : toutes les notifications arrivent au même endroit.

Passer d’une communauté à l’autre sur Skool.
Expérience communauté ⭐⭐⭐⭐⭐
Skool combine gestion de communauté et découverte sociale, aidant les créateurs à se développer grâce à la visibilité intégrée. L’expérience est simple et efficace, mais certains outils de messagerie et d’automatisation sont limités.
Skool compte 60 000 communautés, et Skool affirme que leurs créateurs gagnent ensemble 1 milliard de dollars par an. Il y a donc de vraies transactions qui passent par la plateforme.
Une des raisons qui rendent cela possible, c’est la découverte de communautés. Skool propose un annuaire public où n’importe qui peut parcourir et rejoindre des communautés payantes ou gratuites. Pour les créateurs, c’est un canal de diffusion gratuit. Une communauté bien positionnée avec un bon nombre de membres reçoit des inscriptions organiques simplement en étant présente dans l’annuaire.

Astuce : si tu débutes sans audience existante pour lancer ta communauté, tu risques d’obtenir 0 inscription via Discovery. L’algorithme Discovery de Skool favorise fortement les membres actifs et le taux de croissance.
Il y a aussi la section Communautés suggérées dans la barre latérale. Ta communauté apparaît aux côtés d’autres dans la même niche, et n’importe qui sur Skool peut la découvrir sans que tu n’aies besoin de faire de pub. Malheureusement, je n’ai pas trouvé ces suggestions très pertinentes pour mon sujet. Pour cacher ça à ta propre communauté, il faudra passer sur l’offre Pro.

Sur Skool, la plateforme devient un réseau social en elle-même. Une fois dans la communauté, les membres ont un profil avec leur bio, leurs liens, l’activité dans la communauté et leur classement au leaderboard. C’est un mini-profil social, mais ça pousse chacun à se présenter comme une vraie personne, pas juste un pseudo.

Tu peux discuter en direct avec tous les membres. Mais il n’y a pas de fonctions avancées : pas de pièces jointes, pas d’images ni de recherche dans les discussions. Pour approfondir les échanges, il faudra sortir de Skool.

En tant que créateur de communauté, tu peux aussi accueillir automatiquement les nouveaux membres en activant le plugin Auto DM (disponible uniquement avec l’offre Pro). Et tu peux envoyer les nouvelles publications par email à tes membres (pas plus d’une fois toutes les 72 heures). Mais il n’y a pas d’autres fonctionnalités d’automatisation email, comme des séquences de nurturing ou des envois ponctuels. Il faut donc exporter les emails des membres et utiliser un outil externe comme Mailchimp.
Pour finir, Skool propose une petite fonctionnalité sympa : une carte du monde avec des pins pour chaque membre. C’est idéal pour aider tes membres à trouver d’autres personnes comme eux. Ce genre de fonction peut vraiment encourager les gens à utiliser la plateforme.

Au final, les outils communautaires de Skool sont solides. L’annuaire t’offre de la visibilité, le profil donne une identité, et tu gardes la donnée de ton audience dès le premier jour.
Fonctionnalité des cours ⭐⭐
Le Classroom de Skool rend facile la création et la vente de cours simples à côté de ta communauté, mais ses outils d’apprentissage sont limités. Ça fonctionne pour ceux qui voient les cours comme une partie d’une expérience communautaire plus large.
Skool appelle sa section de cours la Classe, et ça fait le job… mais à peine.
Du côté positif, tu peux créer des modules et des leçons, et ajouter des vidéos, des PDF et du contenu texte. L’interface est claire et facile à parcourir.

Tu peux aussi héberger des cours illimités dans Classroom :

Et pour monétiser tes cours, Skool est plutôt flexible. Tu peux verrouiller des cours spécifiques uniquement si un membre paie ou s’abonne à une formule récurrente payante

Mais dès qu’on va au-delà des bases, les cours sur Skool montrent vite leurs limites. Il n’y a ni quiz ni évaluations, pas de certificats, et aucune option pour bloquer certaines leçons tant que la précédente n’a pas été terminée. Si tu gères un programme structuré où l’ordre compte, ça pose problème.
La plupart des plateformes de cours et funnels, comme Kajabi et Systeme, proposent ces options d’accès en standard. Sur Skool, tu donnes soit tout le contenu d’un coup, soit tu dois gérer les accès à la main, ce qui n’est franchement pas un vrai workflow.
J’ai aussi été surpris de voir qu’en terminant des cours, les membres ne gagnent aucun point. On gagne des points uniquement quand quelqu’un aime tes posts ou commentaires, donc il n’y a pas de système de gamification intégré dans la partie cours de Skool.
Si ton cours est ton produit principal et que tu as besoin d’outils d’évaluation, de certificats de fin, ou de programmation avancée, Skool ne te conviendra pas. Des plateformes comme Teachable ou Kajabi sont pensées pour ça. Mais si l’apprentissage est secondaire par rapport à la communauté, et que tu veux juste créer et vendre des cours en ligne, Skool fait l’affaire. Et le fait d’avoir tout au même endroit vaut souvent le compromis.
Événements et appels ⭐⭐⭐⭐
Skool intègre des événements, calendriers et appels en direct, ce qui facilite le lancement de sessions sans outils externes comme Zoom. L’expérience est fluide et bien intégrée, mais il manque les automatisations, workflows de replay et suivis proposés par des outils dédiés de webinaire.
Le troisième pilier des fonctionnalités de Skool concerne les événements et les appels. Il y a deux façons d’organiser un événement en direct : un événement spontané ou un événement programmé dans le calendrier.
Tu peux lancer une session de live improvisée en cliquant sur le bouton « Go Live » en haut de ton écran. Cet appel apparaîtra comme un événement en direct discret sur le fil de ta communauté, et tout le monde pourra le rejoindre.

Pour prévoir un événement à l’avance, il faut l’ajouter à ton Calendrier Skool et choisir un créneau horaire. Tu peux aussi programmer des événements récurrents.

Skool propose un calendrier intégré et des appels vidéo natifs, ce qui te permet d’organiser des sessions de groupe sans devoir envoyer tes membres sur Zoom ou Meet (même si ces options restent possibles). Les événements s’affichent automatiquement dans le fuseau horaire local de chaque membre, ce qui enlève une des tâches d’administration les plus fastidieuses pour les créateurs de communautés internationales.
La fonction de live couvre l’essentiel et ressemble à un « clone » de Google Meet (dans le bon sens). Le partage d’écran et l’enregistrement sont disponibles, et tu peux autoriser les participants à intervenir en voix, en vidéo ou via le chat. Les enregistrements sont conservés pendant 14 jours, ce qui permet aux membres absents de revoir la session. Mais il vaut mieux les télécharger et les héberger ailleurs si tu veux les garder sur le long terme.

Pour les diffusions à grande échelle, l’offre Pro inclut une fonctionnalité de webinaire. C’est en gros un appel « one-to-many » avec une capacité plus élevée, jusqu’à 10 000 participants. Contrairement aux appels classiques, lors des webinaires, les participants ne peuvent pas activer leur caméra ou leur micro sauf si tu leur donnes explicitement l’autorisation.
C’est sur l’arrière-plan que les événements Skool montrent leurs limites. Il n’y a aucun flux automatisé après l’événement, aucun email de replay, aucune séquence de relance ou autre automatisation après la fin d’un appel. Tout doit se faire manuellement ou via un outil d’emailing externe. Pour un seul appel hebdomadaire, c’est gérable. Mais si les événements sont au cœur de la valeur que tu proposes, l’absence d’automatisation te fera perdre du temps. (Pour d’autres options, consulte notre liste des meilleurs logiciels de webinaire.)
Potentiel d’engagement et de rétention ⭐⭐⭐⭐
Le système de gamification intégré à Skool aide à activer la communauté via les points, niveaux et classements. Mais les outils de rétention sont limités, avec peu d’automatisation ou de possibilité de relancer les membres inactifs par autre chose que la communauté elle-même.
La gamification est vraiment la marque de fabrique de Skool. Elle se base sur des points, niveaux et classements par défaut dans chaque communauté. Les membres gagnent des points quand d’autres aiment leurs posts ou commentaires. Plus tu as de points, plus tu débloques de niveaux. 1 like = 1 point.

Un tableau de classement Skool. Ici, je suis seulement niveau 1.
Le classement crée une compétition à faible enjeu qui permet de garder la communauté active. Ce n’est pas compliqué, mais ce n’est pas le but. Le but, c’est juste d’inciter les gens à ouvrir l’application plus souvent qu’ils ne le feraient autrement. Sur ce point, ça fonctionne.
Quand les membres accumulent des points, ils avancent dans des niveaux qui débloquent l’accès à des cours, des événements, ou à certaines activités (par exemple, on peut débloquer la possibilité de publier aux niveaux 2 ou 3). Ça donne une vraie raison de rester actif au-delà du premier achat.
Mais le truc, c’est que c’est le seul levier de motivation pour tes membres, et tu ne peux pas le modifier. Il n’y a pas de points pour avoir terminé des cours ou participé à des événements. Tu ne peux pas non plus définir les seuils d’accès de chaque niveau, ils sont fixés par Skool. La seule chose que tu peux changer, c’est le nom des niveaux.
La limite plus large, c’est que Skool ne propose aucun vrai outil pour ramener les membres inactifs. Il n’y a pas de séquences d’emails automatisés, aucun email de relance, aucune segmentation. Quand quelqu’un arrête de venir, il n’y a aucun moyen intégré de le recontacter, ou même de savoir qui c’est. Ça repose sur toi, en tant que gestionnaire de la communauté. Par rapport aux plateformes qui incluent un CRM ou de l’automatisation email, Skool compte presque uniquement sur la communauté pour assurer la rétention.
Si tes membres sont motivés par eux-mêmes et que ton contenu tient la route, la gamification apporte un vrai plus en termes de fidélisation. Si au contraire tu vises un public plus passif, qui a besoin d’être relancé, tu trouveras vite les outils Skool un peu légers. Et si ton modèle repose beaucoup sur le fait que les gens terminent des cours ou participent à des événements, mieux vaut envisager d’autres plateformes avec des systèmes d’incitation plus puissants.
Personnalisation et branding ⭐
Skool garde le branding et la personnalisation volontairement minimalistes. Résultat : l’expérience est uniforme, mais il est difficile de bâtir une marque forte ou un produit en marque blanche.
La personnalisation de ta formation sur Skool se limite à une icône de communauté et une photo de couverture. C’est tout. Selon tes besoins, ça peut suffire ou être rédhibitoire.
Il n’y a aucun moyen de réorganiser les sections, d’ajuster la structure ou de donner un aspect vraiment différent de n’importe quelle autre communauté Skool. Tous les groupes sur la plateforme se ressemblent plus ou moins. De ce point de vue, Skool s’apparente plus à un réseau social qu’à une plateforme SaaS.

En plus, quand tes membres téléchargent l’application mobile, ils téléchargent l’application générale de Skool, pas une version avec ton logo.
En tant que membre de plusieurs communautés, je trouve cette limitation intéressante. Tout est cohérent et je sais tout de suite que j’entre dans une communauté Skool. Si tu animes une communauté soudée où le contenu et l’ambiance comptent plus que l’habillage, ça ne te posera sans doute aucun souci non plus.
Mais si tu veux créer un produit haut de gamme, quelque chose qui reflète vraiment ta marque – et pas juste un sous-domaine Skool – ces limitations deviennent rapidement un frein. Des plateformes comme Circle ou Kajabi offrent beaucoup plus de possibilités, y compris des options en marque blanche que Skool ne propose à aucun niveau.
Intégrations et écosystème ⭐⭐
Skool a des intégrations, de l’automatisation, du marketing email et une gestion CRM très limitées par rapport à des plateformes comme Kajabi.

Zapier propose un nombre limité de déclencheurs et d’actions. Tu peux l’utiliser pour les nouveaux membres, les nouveaux posts, et quelques événements d’activité. Comparé aux plus de 50 déclencheurs proposés par Kajabi via Zapier, ça paraît très limité.
Skool propose aussi des applications iOS et Android. Ce n’est pas exactement une intégration au sens strict, mais beaucoup de membres utilisent principalement la plateforme sur mobile. Du coup, l’engagement ressemble plus à celui d’une appli sociale qu’à celui d’un site d’abonnement classique.
L’API Skool a été lancée fin 2025 et elle est encore en version bêta. L’accès en lecture est correct pour les données des membres et des activités. L’accès en écriture est très restreint. Si tu veux ajouter des membres depuis un funnel externe, il faudra passer par Zapier ou par un gestionnaire de webhooks personnalisé.
C’est à peu près tout.
Mais il y a deux choses que Skool n’a pas et qui se remarquent vraiment. D’abord, il n’y a pas d’autorépondeur natif intégré dans Skool, ni d’intégration fluide avec MailerLite, Mailchimp, ou les autres outils populaires du genre. Tu peux diffuser tes posts (une fois tous les trois jours), mais tu ne peux pas taguer, segmenter, déclencher des séquences automatisées, ni même envoyer de simples campagnes email.
La deuxième grande chose qui manque à Skool, c’est un CRM (ou une intégration avec un outil externe). Pour une plateforme centrée sur la communauté, je m’attendais à plus d’options pour segmenter et gérer les membres. Sur ce plan, Skool propose très peu. Tu peux juste voir qui est inscrit et à quelle date, quel plan payant ils ont, et les cours suivis. Mais pour tout ce qui va plus loin (niveaux d’engagement, activité sur les posts, valeur vie client, tags personnalisés), il n’y a rien.

Filtrage et segmentation des membres sur Skool.
Si tu es un créateur solo qui gère une seule communauté avec une offre simple, l’écosystème léger de Skool ne sera jamais un souci. Si tu gères une activité différenciée (lead magnets, séquences email, communauté payante, upsell vers une offre mastermind), l’absence d’automatisation devient vite un vrai challenge. Tu devras faire à la main… ou bricoler une intégration Make ou Zapier à maintenir.
Analyses et rapports ⭐⭐⭐⭐
Les analyses de Skool couvrent les métriques essentielles pour la majorité des créateurs. Attribution avancée, segmentation ou analytics de tunnel sont limitées, mais le reporting natif suffit pour la gestion quotidienne de la communauté et du business.
Les analyses de Skool incluent un tableau de bord intégré qui affiche tout ce qu’il te faut pour gérer ton activité au quotidien :
- Visiteurs et sources de trafic.
- Inscriptions, essais et taux de conversion.
- Revenu mensuel récurrent (MRR) et valeur vie client (LTV).
- Déclassements et taux de désabonnement.
- Et même les cohortes de rétention : combien d’utilisateurs restent au fil du temps.
Les profils membres affichent l’activité individuelle (publications, commentaires, graphiques de contribution quotidienne), et tu peux suivre le nombre de membres actifs chaque jour ainsi que l’avancement dans les cours à l’échelle de la communauté.
Oui, certains indicateurs importants manquent. Par exemple : l’attribution (quelles sources de trafic convertissent vraiment ?), des segmentations plus poussées au-delà d’actifs/inactifs, et les analyses de tunnel directement dans la classe. Impossible aussi de filtrer les membres par niveau d’engagement, d’exporter les données brutes nativement ou d’accéder à une API analytics publique. Mais pour la grande majorité des créateurs, les stats fournies par Skool sont largement suffisantes pour comprendre l’essentiel de l’économie de ton business.
Utilisateurs idéaux de Skool
Skool s’adresse surtout aux créateurs, coachs, et fondateurs qui ont déjà une audience et veulent regrouper communauté, cours et monétisation. C’est particulièrement efficace pour les business qui utilisent les communautés gratuites pour amener à des offres payantes.
La meilleure preuve de ceux pour qui Skool fonctionne, ce sont les personnes qui y réussissent déjà. Voici trois communautés que j’ai analysées pour voir concrètement comment ça se passe sur la plateforme.
Hamza Ahmed – Adonis Gang et Adonis School
Le Youtubeur et influenceur Hamza Ahmed a construit l’un des funnels de croissance les plus connus sur Skool. Sa communauté gratuite, Adonis Gang, a atteint environ 183 000 membres. Elle servait de porte d’entrée pour son contenu sur le développement personnel et le « make money online », avant qu’il ne la ferme pour se concentrer sur d’autres programmes. Depuis Adonis Gang, il a orienté les membres vers Adonis School, une communauté payante à 129 $/mois, qui compte environ 1 800 membres.

Si tu fais le calcul et que tu pars du principe que 50 % des 1 800 membres sont sur la formule payante, ça fait largement plus de 100 000 $ de revenu mensuel récurrent pour une seule communauté. Et tout repose sur une énorme audience gratuite.
Ce qui a vraiment fait fonctionner le modèle Adonis Gang sur Skool, c’est :
- La communauté gratuite profitait de la visibilité via le flux Découverte de Skool.
- La fonctionnalité Classe permettait d’héberger le cours Adonis Protocol à côté de la communauté elle-même.
- Les options de gamification comme les niveaux et les classements maintenaient l’engagement des membres dans une niche où la motivation baisse souvent avec le temps.
Liam Ottley – AI Automation Agency Hub
L’AI Automation Agency Hub de Liam Ottley est l’exemple parfait d’utilisation d’une communauté Skool gratuite pour alimenter une offre premium à prix élevé. La communauté est gratuite, a été classée numéro 1 sur la page Découverte de Skool, et compte plus de 300 000 membres inscrits.

Les revenus proviennent de l’AAA Accelerator de Liam, vendu entre 5 000 $ et 7 150 $ la place. Liam a déclaré publiquement que ses activités dans l’IA génèrent plus de 18 M $ de chiffre d’affaires, avec la communauté gratuite sur Skool en entrée de tunnel.
C’est vraiment le modèle « communauté gratuite comme aimant à prospects » dans sa forme la plus pure.
Sam Ovens – Skoolers
Skoolers est animé par Sam Ovens, cofondateur de Skool, et compte environ 180 000 membres. C’est la communauté officielle de la plateforme, destinée aux créateurs de communautés.

Oui, c’est un peu méta. La communauté du fondateur de Skool utilise le produit qu’il a créé. Mais c’est justement pour ça que cette étude de cas est intéressante : Skoolers montre à quoi ressemble Skool quand on l’utilise à fond. Publications quotidiennes, classement actif, modules dans la classe pour apprendre à construire une communauté, et un chemin bien pensé qui mène de l’engagement gratuit vers les offres payantes de Sam (Skool Games, abonnements premium).
Si tu veux analyser le format Skool avant de lancer ta propre communauté, Skoolers est l’exemple le plus abouti du modèle utilisé du début à la fin.
Astuce : Pas besoin d’avoir des milliers de membres pour réussir sur Skool. J’ai des amis qui génèrent plus de 5 000 $ de MRR avec des communautés de moins de 3 000 membres. Une audience ciblée dans une niche porteuse, associée à une offre premium qui apporte vraiment de la valeur, est bien plus efficace qu’un simple gros volume de membres.
Monétisation et tarifs sur Skool
La tarification de Skool est simple. Deux plans, un seul lot de fonctionnalités, des frais transparents, aucun palier d’usage ni plafond de membres. C’est nettement moins cher que ses concurrents.
Skool propose deux formules. Les deux incluent des membres illimités, des cours illimités et les appels en direct. La grande différence, c’est le taux de commission sur les ventes.
- Hobby (9 $/mois) : Skool prélève 10 % par vente
- Pro (99 $/mois) : Skool prélève 2,9 % par vente
Si ta communauté génère plus ou moins 1 250 $/mois de ventes, le plan Pro te fait économiser. En dessous, le plan Hobby revient moins cher. Voici le détail de chaque plan :
| Plan | Coût mensuel | Frais de transaction | Fonctionnalités |
|---|---|---|---|
| Hobby | 9 $/mois essai gratuit 14 jours | 10 % + 0,30 $/transaction sur toutes les transactions | Membres et vidéos illimités, 1 admin seulement |
| Pro | 99 $/mois essai gratuit 14 jours | 2,9 % + 0,30 $/transaction jusqu’à 899 $US. 3,9 % + 0,30 $/transaction au-dessus de 900 $US. | Tout Hobby + admins illimités, plugins, URL personnalisée, cacher les communautés suggérées, webinaires, analyses avancées |
À moins que tu sois en train de tester ta première communauté, la formule Pro est le choix évident. 2,9 %, c’est une commission raisonnable car Skool prend en charge les frais Stripe dans ce pourcentage. Il n’y a pas de frais de plateforme supplémentaires en plus du traitement des paiements.
Tu peux en savoir plus sur les formules Skool sur la page FAQ sur les paiements Skool
Comment les tarifs de Skool se comparent à la concurrence
Les tarifs de Skool sont de loin les moins chers de la catégorie.
| Plateforme | Formule de base | Prélèvement à la vente | Idéal pour |
|---|---|---|---|
| Skool Hobby | 9 $/mois | 10 % + 0,30 $ | Tester en « side-hustle » |
| Skool Pro | 99 $/mois | 2,9 % + 0,30 $ | Influenceurs et coachs haut de gamme |
| Circle | 89 $-199 $/mois | ~7 % (selon formule) | Marques établies et entreprises pro |
| Mighty Networks | 95 $-215 $/mois | ~3,4-5,9 % (selon formule) | Coachs de cohortes et grandes organisations |
| Kajabi | 179 $-499 $/mois | ~3,4-3,6 % (Kajabi Payments) | Power users « All-in-One » |
| Discord | Gratuit | ~16 % (Server Subscriptions) | Gamers, devs, discussions en temps réel |
| Patreon | Gratuit | ~13-15 % | Artistes, musiciens, fans occasionnels |
| Whop | Gratuit | ~5,7-7 % | Vendeurs de produits digitaux |
La différence entre les plateformes :
- Circle propose des offres à paliers de 89 $/mois à 199 $/mois. Les paliers plus élevés donnent accès à moins de commission sur les ventes et à plus de fonctionnalités.
- Mighty Networks propose trois offres de 95 $/mois à plus de 215 $/mois. Les commissions sur les ventes baissent quand tu montes en gamme.
- Kajabi commence à 179 $/mois et va jusqu’à 499 $/mois. Les frais de transaction sont de 2,7 à 2,9 % via Kajabi Payments, plus une surtaxe de 0,7 % sur les abonnements, ce qui donne environ 3,6 % pour les abonnements.
- Discord ne vend pas d’offres communautaires. Les 16 % correspondent à la commission sur les abonnements serveurs : Discord garde 10 % et le traitement du paiement prend le reste.
- Patreon est gratuit pour débuter, mais avec les 8 à 12 % de frais de plateforme + traitement, la plupart des créateurs sont à 13–15 % au total.
- Whop n’a pas d’abonnement mensuel, seulement une commission annoncée à 3 %. Les frais de retrait, conversion et paiement font grimper le coût réel autour de 5,7–7 %.
À 10 000 $ de MRR, l’écart entre Skool Pro et l’option suivante la moins chère, c’est 300 à 400 $/mois qui restent dans ta poche.
Alternatives à Skool
Skool vs. Circle
Circle est le choix premium si l’image de marque compte pour toi. Tu profites d’un espace totalement en marque blanche, de domaines personnalisés, de sous-groupes multiples, et d’un contrôle bien plus poussé sur l’apparence et le ressenti de la communauté.
La contrepartie, c’est le prix : Circle commence à 89 $/mois, avec en plus des frais de transaction plus élevés, donc tu paies pour une expérience haut de gamme.
Skool vs. Mighty Networks
Mighty Networks est la meilleure option si les cours et les programmes structurés sont au cœur de ton activité. Tu bénéficies des cohortes, de plusieurs espaces, d’événements natifs, et d’outils IA pour la création de cours, là où Skool ne peut pas vraiment concurrencer.
L’inconvénient, c’est une expérience utilisateur plus chargée et une courbe d’apprentissage plus raide, autant pour toi que pour tes membres.
Skool vs. Kajabi
Kajabi est la solution idéale si tu veux gérer toute ton entreprise depuis un seul endroit. C’est une solution complète pour créateurs, pas juste une plateforme communautaire. Tu as les cours, l’email marketing, les tunnels de vente, et un CRM dans un seul outil.
La communauté chez Kajabi est plutôt un ajout, et à 179 $/mois ou plus, le coût est à peu près le double de Skool Pro.
Découvre d’autres tops créateurs de tunnels comme Kajabi dans notre liste des meilleurs outils pour créer des tunnels de vente.
Skool : l’avis final
Skool ne convient pas à tout le monde. Après avoir passé un peu de temps sur la plateforme, j’ai vu apparaître un schéma clair entre ceux qui s’y épanouissent et ceux qui finissent frustrés.
Skool est idéal pour :
- Les créateurs avec une audience existante (YouTube, podcast, newsletter) et qui sont prêts à convertir des abonnés en membres payants.
- Les coachs, formateurs et enseignants qui veulent regrouper communauté et cours dans le même produit.
- Les fondateurs qui organisent des programmes de groupe avec accompagnement, appels en direct chaque semaine, et un vrai suivi.
- Ceux qui sont prêts à miser sur la gamification (classements, niveaux, points) pour engager leur communauté.
Mieux vaut chercher ailleurs si tu :
- Lances un produit SaaS ou B2B avec onboarding complexe.
- Cibles une audience qui ne tolérera pas une expérience un peu décontractée et gamifiée.
- Es un créateur qui a besoin d’une segmentation CRM avancée ou de l’automatisation email native.
- Veux lancer une newsletter payante (Substack, Beehiiv et Kit font ça bien mieux).
FAQ
Est-ce que ça vaut le coup d’enseigner sur Skool ?
Est-ce que ça vaut le coup d’enseigner sur Skool ?
Oui, enseigner sur Skool vaut le coup si la communauté est au centre de ton offre. La partie cours est minimaliste (pas de quiz, certificats ou drip), donc c’est surtout efficace pour l’enseignement accompagné d’appels live, de discussions et d’engagement. Pas top pour une expérience solo très structurée. Sur une offre haut de gamme, mieux vaut combiner Skool avec une solution comme Kajabi ou un système sur-mesure/Notion.
Est-ce possible de gagner de l’argent avec Skool ?
Est-ce possible de gagner de l’argent avec Skool ?
Oui, tu peux vraiment gagner ta vie sur Skool. Les meilleurs créateurs y développent des business à six ou sept chiffres. Mais la quasi-totalité commence avec une audience déjà existante. Skool amplifie ta base, mais il ne la crée pas à ta place.
Est-ce que Skool prend une commission ?
Est-ce que Skool prend une commission ?
Oui, Skool prend une part de tes revenus d’abonnements. Sur le plan Hobby (9 $/mois), Skool prélève 10 % + 0,30 $ par transaction ; sur Pro (99 $/mois), ça tombe à 2,9 % + 0,30 $, le taux le plus bas du secteur.
